En bref
- Le Hyundai Tucson hybride rechargeable associe un moteur essence et un moteur électrique pour proposer une puissance hybride élevée, tout en permettant des trajets quotidiens à faible consommation.
- La version PHEV lancée en France en 2021 disposait d’une batterie de 13,8 kWh et d’une autonomie rechargeable annoncée au-delà de 50 km selon le cycle WLTP.
- Son format de SUV familial de 4,50 m conserve une habitabilité généreuse, mais le coffre de la variante rechargeable est plus réduit que celui de l’hybride non rechargeable.
- La recharge à domicile conditionne l’intérêt économique réel : sans branchement fréquent, un hybride classique reste souvent plus cohérent.
- Le Tucson PHEV convient surtout aux foyers pouvant couvrir l’essentiel de leurs déplacements locaux en électrique, tout en gardant une solution confortable pour les départs en week-end et les vacances.
Hyundai Tucson hybride rechargeable : comprendre la puissance hybride et son fonctionnement
Le Hyundai Tucson de quatrième génération a marqué une étape importante dans la stratégie d’électrification de la marque sud-coréenne. Commercialisé en France à partir de janvier 2021 pour sa déclinaison rechargeable, ce SUV hybride repose sur une idée simple : utiliser l’électricité sur les trajets courts, puis conserver la polyvalence d’un moteur essence pour les parcours plus longs.
Cette formule n’est toutefois intéressante que si elle correspond à une pratique concrète. Un véhicule hybride rechargeable n’est pas une voiture électrique dotée d’un petit moteur de secours. C’est un véhicule thermique électrifié, plus lourd et techniquement plus complexe, dont les bénéfices dépendent largement de la fréquence des recharges. Une prise accessible à domicile ou sur le lieu de travail change donc complètement le bilan d’usage.
Dans sa configuration historique, le Tucson Plug-in Hybrid combine un moteur essence quatre cylindres 1,6 litre turbo de 180 ch avec un moteur électrique de 67 kW, soit environ 90 ch. La puissance cumulée annoncée atteint 265 ch, tandis que le couple maximal est donné pour 350 Nm. Sur le papier, cette mécanique place le modèle parmi les SUV familiaux rechargeables les plus vigoureux de son époque.
Il faut néanmoins distinguer puissance cumulée et puissance disponible en permanence. Les 265 ch résultent de l’action conjointe des deux moteurs, dans des conditions précises de charge de batterie et de sollicitation. Lorsque la batterie est basse, le véhicule reste fonctionnel, mais la contribution électrique diminue. Cela ne rend pas le Tucson poussif ; cela rappelle simplement qu’une performance hybride se mesure aussi par la gestion de l’énergie embarquée.
Une transmission pensée pour le confort et la motricité
La version rechargeable reçoit une transmission intégrale, un point important pour les conducteurs qui fréquentent des routes de montagne, tractent occasionnellement ou roulent dans des régions aux hivers humides. L’essieu arrière peut être sollicité afin de stabiliser l’auto au démarrage ou sur un sol à faible adhérence. Ce dispositif apporte de la sérénité, mais ajoute aussi du poids et une consommation potentiellement supérieure à celle d’une version deux roues motrices.
Les premières fiches techniques ont parfois prêté au modèle une boîte à double embrayage. Sur le Tucson hybride rechargeable lancé en 2021, il convient de retenir le principe d’une boîte automatique à six rapports dédiée à cette architecture électrifiée. Cette précision compte : le ressenti à basse vitesse, la progressivité lors des manœuvres et la coordination entre moteur essence et partie électrique diffèrent d’une transmission à double embrayage classique.
Au volant, cette technologie hybride privilégie généralement la douceur. En ville, le démarrage se fait souvent en silence lorsque la batterie est suffisamment chargée. À l’accélération, le moteur thermique intervient selon le niveau de demande, la température extérieure et l’état de charge. Il ne faut donc pas attendre un comportement identique à celui d’une voiture électrique : la transition énergétique est perceptible lors des fortes relances, même si elle reste mieux intégrée qu’avec les hybrides rechargeables plus anciens.
Pour illustrer cet usage, prenons le cas de Léa et Martin, qui vivent à 18 km de leur travail et disposent d’une place de stationnement avec alimentation électrique. Leur aller-retour quotidien représente 72 km. Avec une recharge chaque nuit, une partie significative des déplacements urbains et périurbains peut s’effectuer électriquement, mais les 72 km ne seront pas nécessairement couverts sans démarrer le moteur essence, surtout en hiver ou sur voie rapide. L’intérêt demeure réel, à condition de ne pas confondre autonomie homologuée et distance garantie.
Le Tucson ne cherche donc pas à remplacer une berline électrique spécialisée dans les grands trajets. Il répond plutôt à un besoin de transition : rouler souvent sans essence sur de petites distances, conserver un ravitaillement rapide en carburant pour les longues étapes, et profiter d’un habitacle familial. La puissance n’a de sens ici que si la batterie est intégrée à une routine de recharge.

Autonomie rechargeable du Hyundai Tucson : ce que permettent réellement la batterie et la recharge
La batterie rechargeable constitue le centre de gravité du Tucson PHEV. Sur la version commercialisée au début de la décennie, Hyundai annonce une capacité de 13,8 kWh, avec une chimie lithium-polymère. Cette réserve permettait de revendiquer plus de 50 km d’autonomie en mode électrique selon le protocole WLTP, pour Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure. Ce cycle sert à comparer les véhicules, mais il ne reproduit pas toutes les conditions rencontrées sur la route.
En pratique, l’autonomie électrique varie fortement. Une température proche de zéro, l’usage intensif du chauffage, un relief marqué, un trajet autoroutier ou une conduite dynamique peuvent réduire nettement la distance réalisable. À l’inverse, un parcours urbain fluide, des températures douces et une anticipation des ralentissements favorisent la récupération d’énergie et l’usage du moteur électrique.
Pour un conducteur qui parcourt 25 à 35 km par jour, cette capacité peut couvrir l’essentiel des déplacements du quotidien. Pour une famille qui enchaîne 80 km de voie rapide matin et soir, elle joue davantage le rôle d’un appoint : utile au départ et à l’arrivée, mais insuffisant pour transformer tous les kilomètres en roulage électrique. C’est pourquoi l’expression autonomie rechargeable doit être lue comme un potentiel d’usage, non comme une promesse universelle.
Temps de charge : prise domestique, prise renforcée et borne murale
Le Tucson hybride rechargeable accepte une recharge en courant alternatif jusqu’à 7,2 kW sur connecteur Type 2. Avec une borne capable de délivrer cette puissance et une installation compatible, une charge complète demande moins de deux heures dans des conditions favorables. Cette durée est particulièrement adaptée à une pause au travail ou à une recharge en soirée avant un déplacement imprévu.
Sur une prise domestique classique, le temps augmente fortement. Il faut plutôt envisager environ sept à huit heures, selon la puissance réellement disponible et les pertes de charge. Cette solution peut suffire pour une recharge nocturne occasionnelle, mais elle doit être considérée avec prudence. Une prise ancienne ou une ligne électrique sous-dimensionnée ne doit pas être sollicitée de manière répétée sans vérification de l’installation.
Une prise renforcée représente une étape intermédiaire. Elle réduit le temps d’immobilisation tout en restant plus simple qu’une borne murale. Le choix dépend du kilométrage journalier, du temps de stationnement et de la configuration du logement. En copropriété, la démarche relève du droit à la prise, mais elle implique souvent une étude technique et des échanges avec le syndic. Les règles, coûts et conditions dépendent de chaque immeuble ; il faut les vérifier auprès des interlocuteurs compétents avant toute installation.
| Mode de recharge | Puissance indicative | Temps estimatif pour 13,8 kWh | Usage adapté |
|---|---|---|---|
| Prise domestique | Environ 2,3 kW | Environ 7 à 8 heures | Recharge nocturne ponctuelle |
| Prise renforcée | Environ 3,2 kW | Environ 4 à 5 heures | Stationnement de soirée ou de journée |
| Borne AC Type 2 | Jusqu’à 7,2 kW | Moins de 2 heures dans des conditions favorables | Usage quotidien et recharge rapide à domicile |
Le Tucson PHEV n’est pas conçu pour la recharge rapide en courant continu, celle que l’on utilise sur les aires autoroutières avec une voiture électrique. Ce n’est pas un défaut isolé : la majorité des hybrides rechargeables de sa génération fonctionnent ainsi. Lors d’un long trajet, le conducteur doit donc raisonner comme avec un véhicule essence, en considérant l’électricité comme une réserve précieuse pour les portions urbaines ou les derniers kilomètres.
Le geste le plus rentable reste le plus banal : brancher systématiquement le véhicule lorsqu’il stationne longtemps. Sans cette habitude, la batterie rechargeable devient une masse embarquée et l’avantage de consommation s’efface rapidement. La meilleure recharge est celle qui s’insère sans contrainte dans l’emploi du temps quotidien.
Hyundai Tucson hybride et PHEV : consommation, économie de carburant et usages réels
Les chiffres de consommation d’un hybride rechargeable demandent une lecture attentive. Les valeurs très basses affichées sur les fiches d’homologation reposent sur un cycle WLTP avec une batterie initialement chargée. Elles peuvent donc être atteintes sur des trajets courts, lorsque l’énergie électrique couvre une grande proportion des kilomètres. Elles ne décrivent pas nécessairement la consommation d’un aller-retour de vacances de 800 km, batterie presque vide et coffre chargé.
Dans les données associées au Tucson rechargeable de 2021, une consommation autour de 2 l/100 km et des émissions à partir de 39 g de CO2/km étaient évoquées selon l’homologation. Ces chiffres doivent être replacés dans leur contexte : ils reflètent un scénario favorable de recharge régulière. Ils ne sont pas une estimation universelle pour tous les conducteurs, ni une garantie de dépense annuelle.
Sur les trajets longs, un Tucson PHEV transportant plusieurs passagers, des bagages et sa batterie peut consommer autant, voire davantage, qu’un hybride non rechargeable de puissance comparable. Le surpoids joue alors contre lui. À l’inverse, sur un usage de proximité avec branchement quotidien, l’essence peut rester longtemps dans le réservoir. La même voiture peut donc être très sobre chez un conducteur et simplement moyenne chez son voisin.
Un calcul simple pour éviter le mauvais choix
Imaginons un foyer parcourant 15 000 km par an. Sur ce total, 10 000 km correspondent à des trajets domicile-travail, courses et activités locales ; les 5 000 km restants sont effectués lors de déplacements interurbains. Si les 10 000 km locaux sont régulièrement couverts avec l’électricité, le Tucson peut réduire sensiblement la consommation de carburant sur l’année.
Supposons une consommation électrique de 22 kWh aux 100 km à la prise, pertes incluses, et un prix d’électricité de 0,25 euro par kWh. Cent kilomètres électriques reviennent alors à environ 5,50 euros. À titre de comparaison, 7 litres d’essence aux 100 km à 1,90 euro le litre représentent 13,30 euros. L’écart atteint environ 7,80 euros pour 100 km dans cet exemple. Il reste indicatif : votre contrat d’électricité, les températures et votre conduite font varier le résultat.
Sur les 5 000 km de longs trajets, si le véhicule consomme par exemple 7,5 l/100 km, il faut compter 375 litres de carburant. Le coût dépendra évidemment du prix à la pompe. Ce cas concret montre le mécanisme : le PHEV ne supprime pas les dépenses d’essence, mais il peut les concentrer sur les distances où l’électrique pur est le moins pratique pour certains foyers.
Le Tucson hybride non rechargeable mérite donc une place dans la comparaison. Il ne demande aucun câble, offre un coffre plus généreux de 616 litres sur les données citées, contre 558 litres pour le rechargeable, et son coût d’achat peut être plus simple à amortir. Il se recharge seul en roulant grâce au freinage régénératif et au moteur thermique. Pour un conducteur sans solution de branchement fiable, c’est souvent l’option rationnelle.
À l’inverse, le PHEV devient pertinent si le véhicule dort chaque soir à proximité d’une prise et si les distances quotidiennes restent dans la zone de son rayon électrique. Cette logique vaut aussi pour d’autres familles de véhicules : un comparatif consacré au Jaecoo 7 hybride rechargeable permet de confronter les choix techniques du segment, tandis que le choix entre électrique et hybride selon l’usage aide à remettre la motorisation au service du kilométrage réel.
Parler de voiture écologique sans évoquer la recharge serait trompeur. La réduction des émissions locales et de la consommation d’essence dépend d’abord du nombre de kilomètres réellement parcourus sur la batterie. L’économie de carburant se gagne au branchement, pas uniquement à la signature du bon de commande.
SUV hybride familial : espace, confort et limites pratiques du Hyundai Tucson rechargeable
Le Hyundai Tucson adopte un gabarit de SUV familial : 4,50 mètres de long, 1,86 mètre de large et 1,65 mètre de haut dans les données de cette génération. Ces dimensions le placent au cœur d’un marché où l’acheteur cherche souvent un véhicule unique pour les trajets quotidiens, les enfants, les loisirs et les départs chargés. Son design anguleux et sa signature lumineuse ont participé à son identité, mais l’intérêt principal se situe dans l’organisation intérieure.
Hyundai a logé la batterie sous le plancher, au niveau des passagers arrière, afin de préserver autant que possible l’espace aux jambes. Cela évite l’effet de banquette trop haute rencontré sur certains hybrides rechargeables plus anciens. Pour une famille, cette implantation compte davantage qu’un chiffre de puissance : les passagers doivent pouvoir voyager correctement sans que la technique ne grignote tout l’habitacle.
Le coffre constitue cependant le compromis le plus visible. Avec 558 litres annoncés, le Tucson rechargeable reste adapté aux courses hebdomadaires, à une poussette compacte ou à des bagages pour quatre personnes. Mais l’hybride simple fait mieux avec 616 litres. L’écart de 58 litres peut sembler modeste sur une brochure ; il devient concret lorsqu’il faut choisir entre une glacière, un sac de sport et un bagage cabine.
Modularité et départs en week-end
La banquette arrière fractionnable en trois parties apporte une souplesse utile. Elle permet, par exemple, de transporter deux enfants à l’arrière tout en rabattant une section pour une paire de skis ou un objet long. Une fois la banquette repliée, le volume maximal annoncé atteint 1 737 litres. Ce niveau de chargement convient à des besoins ponctuels, comme un petit déménagement ou l’achat de mobilier en kit.
Le cas de Sandrine, qui transporte deux adolescents et un chien le week-end, illustre ce choix. Pour les jours ordinaires, le volume du PHEV suffit largement. Avant les vacances, le coffre impose en revanche une organisation plus rigoureuse : sacs souples plutôt que valises rigides, rangement sous plancher lorsqu’il existe, et éventuellement coffre de toit. Le modèle n’est pas inadapté aux familles ; il demande seulement de prendre en compte sa configuration avant l’achat.
Le confort de conduite participe aussi à son agrément. La motorisation électrique rend les premiers kilomètres plus silencieux, en particulier dans les zones résidentielles ou les embouteillages. Sur route, le poids supplémentaire de l’architecture rechargeable favorise parfois une sensation de stabilité, mais il peut aussi rendre les changements d’appui moins vifs qu’avec un véhicule plus léger. Ceux qui recherchent un comportement très dynamique doivent impérativement essayer le véhicule avec leur usage en tête.
La transmission intégrale apporte de la motricité, mais elle ne dispense ni de pneus adaptés ni d’une conduite prudente sur neige. C’est un point souvent oublié dans les argumentaires commerciaux. Sur une route glacée, la gestion électronique peut aider à démarrer, pas raccourcir miraculeusement la distance de freinage. Une approche de mobilité durable passe aussi par ces choix concrets : pneus correctement gonflés, vitesse adaptée et charges inutiles laissées à la maison.
Le Tucson hybride rechargeable se situe ainsi à mi-chemin entre le SUV thermique conventionnel et l’électrique familial. Il préserve les habitudes de voyage, avec ravitaillement rapide en essence, mais réclame une discipline de recharge pour exprimer son intérêt. Son espace est familial ; son efficacité dépend, elle, de l’organisation du foyer.
Choisir entre Hyundai Tucson hybride 230 ch et hybride rechargeable 265 ch
La comparaison entre l’hybride classique et l’hybride rechargeable ne doit pas se limiter à 230 ch d’un côté et 265 ch de l’autre. Ces chiffres attirent naturellement l’attention, mais ils ne répondent pas à la question essentielle : quel modèle coûtera le moins cher et demandera le moins de compromis dans votre réalité quotidienne ? La réponse dépend du lieu de stationnement, du kilométrage annuel, de la fréquence des longs trajets et du besoin de coffre.
La version hybride non rechargeable constitue la solution de simplicité. Vous faites le plein d’essence, le véhicule récupère une partie de l’énergie au freinage et vous ne vous préoccupez pas d’une borne. C’est une technologie hybride particulièrement adaptée aux personnes qui habitent en appartement sans possibilité de branchement, aux gros rouleurs et à ceux qui effectuent souvent des itinéraires autoroutiers.
La version rechargeable exige une étape supplémentaire : connecter le câble. En échange, elle peut réduire très fortement l’usage d’essence sur les petits parcours. Pour un foyer ayant une borne, des trajets quotidiens de 20 à 50 km et des départs lointains ponctuels, elle crée un compromis crédible. Elle n’est pas nécessairement moins chère à l’achat ou à l’usage dans tous les scénarios, mais son potentiel est tangible lorsque la recharge est régulière.
Prix, finitions et lecture des offres en 2026
Les tarifs communiqués au lancement français de 2021 allaient de 42 600 euros pour une finition Business à 49 900 euros pour une finition Executive. Ces montants ont une valeur historique : ils permettent de situer le positionnement initial du véhicule, mais ne doivent pas être utilisés comme prix de référence pour un modèle neuf ou d’occasion en 2026. Les évolutions de gamme, les séries limitées, les équipements et le marché de la seconde main modifient fortement les écarts.
Lorsqu’une annonce présente un Tucson PHEV d’occasion, plusieurs éléments méritent une vérification méthodique. Le câble de recharge est-il bien livré ? L’historique d’entretien est-il complet ? La voiture a-t-elle été rechargée régulièrement ou a-t-elle roulé la plupart du temps batterie vide ? Quelle est la capacité réellement observée de la batterie ? Un essai incluant une phase électrique, une accélération soutenue et une recharge permet de repérer des comportements inhabituels.
- Mesurez vos trajets sur deux semaines : domicile-travail, courses, activités et sorties du week-end.
- Identifiez votre recharge disponible : prise privée, borne au travail, copropriété ou aucune solution fiable.
- Évaluez le volume de coffre nécessaire avec les objets réellement transportés, pas seulement avec un chiffre de brochure.
- Comparez le coût global : prix d’achat, carburant, électricité, assurance, entretien et éventuelle installation de recharge.
- Essayez les deux motorisations sur un parcours comprenant ville, route et voie rapide.
Le financement mérite la même prudence. Les aides publiques, les règles fiscales et les conditions de location évoluent. En 2026, il faut consulter les sources officielles et les documents contractuels applicables à votre situation avant de bâtir un budget. Un calculateur de coût total de possession peut donner un ordre de grandeur, mais il ne remplace ni une offre écrite ni une vérification administrative.
Pour élargir la comparaison, un dossier sur le Citroën C5 Aircross hybride permet de regarder une autre interprétation du SUV électrifié familial. Les acheteurs qui privilégient une approche davantage routière peuvent aussi consulter les repères sur la Skoda Octavia hybride rechargeable. L’objectif n’est pas de chercher un vainqueur abstrait, mais de comparer des contraintes mesurables : capacité de batterie, coffre, recharge, prix et usage autoroutier.
Le Hyundai Tucson rechargeable reste un choix cohérent pour qui peut le brancher et veut conserver une grande liberté de déplacement. Pour les autres, le Tucson hybride classique peut représenter une option plus sobre dans la vraie vie, car il évite de payer une batterie dont l’énergie ne serait presque jamais utilisée. La bonne motorisation est celle qui suit vos habitudes sans vous obliger à les contorsionner.
Technologie hybride du Hyundai Tucson : entretien, conduite et décision d’usage
La technologie hybride du Tucson vise à combiner plusieurs sources d’énergie sans demander au conducteur de gérer chaque intervention du moteur thermique. Le système pilote automatiquement les transitions, la récupération au freinage et la sollicitation de la batterie. Cette facilité est appréciable, mais elle ne dispense pas de quelques bonnes pratiques simples pour préserver l’efficacité du véhicule.
La première consiste à recharger dès que possible sans rechercher systématiquement une charge à 100 % sur une borne publique coûteuse. Pour un hybride rechargeable, payer une recharge extérieure au tarif le plus élevé n’est pas toujours plus avantageux que rouler au carburant sur une longue étape. À domicile, en revanche, la recharge nocturne permet souvent de mieux maîtriser le budget, notamment grâce à une programmation pendant les plages tarifaires prévues par le contrat d’électricité.
La seconde consiste à anticiper. Lever le pied avant un rond-point, éviter les accélérations suivies de freinages appuyés et maintenir une vitesse régulière améliorent l’utilisation de l’énergie. Ces gestes ne transforment pas le Tucson en véhicule ultraléger, mais ils limitent la demande brutale adressée au moteur essence. Ils améliorent aussi le confort des passagers.
Entretien et vieillissement de la batterie rechargeable
Une batterie de traction perd progressivement une partie de sa capacité avec le temps, comme toute batterie lithium-ion ou lithium-polymère. La vitesse de cette évolution dépend de nombreux paramètres : température, kilomètres, fréquence des charges, longues périodes d’immobilisation et habitudes de conduite. Il est inutile de dramatiser ce phénomène, mais il est raisonnable de le considérer lors d’un achat d’occasion.
Un entretien suivi reste indispensable. Le moteur essence, les freins, les pneus, le système de refroidissement et les éléments de haute tension doivent être contrôlés selon le plan prévu par le constructeur. Les freins peuvent s’user moins vite en usage urbain grâce à la récupération d’énergie, mais ils ne sont pas dispensés de vérification : sur un véhicule qui freine beaucoup par régénération, les disques peuvent aussi être moins sollicités et demander une attention spécifique.
Le conducteur doit également distinguer une alerte de recharge d’une panne de traction. Un câble défectueux, une borne capricieuse ou une prise mal protégée peuvent empêcher la charge sans que la batterie du véhicule soit en cause. Dans ce cas, tester une autre borne compatible et suivre les recommandations du manuel évite des conclusions hâtives. Toute intervention sur l’installation électrique doit être confiée à un professionnel qualifié.
Dans une logique de mobilité durable, l’hybride rechargeable n’est pas un passe-droit environnemental. Il reste un véhicule de 4,50 mètres, avec une masse et des ressources mobilisées pour sa fabrication. Son intérêt tient à sa capacité à remplacer des kilomètres essence par des kilomètres électriques lorsque l’usage le rend possible. Rouler davantage à pied, à vélo, en train ou en transport collectif lorsque cela est pertinent conserve un impact plus direct que de choisir une motorisation surdimensionnée.
Le Tucson trouve sa place chez les automobilistes qui ne sont pas prêts, ou ne peuvent pas, basculer vers un véhicule électrique à batterie pour tous leurs trajets. Il offre une réponse pragmatique à une période de transition, à condition de regarder les contraintes en face : accès à la prise, poids, coffre légèrement réduit et consommation en voyage. Une performance hybride réussie ne se résume pas à 265 ch : elle se juge sur la part des kilomètres réellement accomplis avec l’énergie la mieux adaptée.
Quelle autonomie électrique peut espérer le Hyundai Tucson hybride rechargeable ?
La version lancée en France en 2021 dispose d’une batterie de 13,8 kWh et annonce plus de 50 km selon le cycle WLTP. En conditions réelles, la distance varie selon la température, le chauffage, la vitesse, le relief, le chargement et le style de conduite.
Combien de temps faut-il pour recharger un Hyundai Tucson PHEV ?
Sur une borne en courant alternatif acceptant jusqu’à 7,2 kW, une charge complète peut prendre moins de deux heures dans des conditions favorables. Sur une prise domestique classique, il faut plutôt prévoir environ sept à huit heures.
Le Tucson hybride rechargeable est-il intéressant sans borne à domicile ?
Son intérêt baisse fortement sans possibilité de recharge régulière. Le véhicule peut rouler batterie faible, mais il transporte alors une architecture plus lourde et l’économie de carburant attendue devient plus difficile à obtenir. Un Tucson hybride non rechargeable peut être plus adapté à cet usage.
Quel est le volume de coffre du Hyundai Tucson hybride rechargeable ?
Les données de cette génération indiquent 558 litres pour la version rechargeable, contre 616 litres pour l’hybride classique. Banquette rabattue, le volume maximal annoncé atteint 1 737 litres.
Le Hyundai Tucson PHEV peut-il être rechargé sur une borne rapide d’autoroute ?
Cette version se recharge en courant alternatif via une prise Type 2 et n’est pas conçue pour la recharge rapide en courant continu. Sur autoroute, il faut donc l’utiliser principalement comme un hybride essence et réserver l’électricité aux étapes où une recharge lente ou accélérée est possible.