En bref
- Le Nissan Qashqai hybride e-Power est un SUV compact dont les roues sont entraînées par un moteur électrique, tandis que le moteur essence sert principalement à produire de l’électricité.
- Cette motorisation ne se branche pas : la batterie se recharge en roulant, grâce au moteur thermique et à la récupération d’énergie au freinage.
- Le tarif indicatif communiqué démarre à 39 600 € TTC hors malus ou bonus éventuels, selon la fiche disponible mise à jour le 14 janvier 2026.
- La consommation mixte annoncée est de 5,3 l/100 km. Elle doit être mise en regard du type de parcours : ville, route et autoroute ne sollicitent pas la technologie de la même manière.
- Le Qashqai e-Power vise les conducteurs qui recherchent une conduite douce et réactive, proche d’une électrique au quotidien, sans organisation autour de la recharge.
Nissan Qashqai hybride e-Power : le principe technique d’un SUV électrique sans prise
Le Nissan Qashqai e-Power ne fonctionne pas comme un hybride classique. Dans un hybride parallèle, comme on en rencontre fréquemment sur le marché, le moteur essence et le moteur électrique peuvent tous deux transmettre leur force aux roues. Ici, la logique est différente : la traction est assurée par le moteur électrique. Le bloc essence de 1,5 litre à trois cylindres a principalement le rôle de générateur.
Ce détail change l’expérience de conduite. Lors d’un démarrage au feu rouge, lors d’une insertion dans un rond-point ou au moment de relancer le SUV après un ralentissement, la réponse provient de l’électrique. Le couple arrive immédiatement, sans attendre une montée dans les tours du moteur thermique ni le passage d’un rapport de boîte. Dans les faits, le conducteur retrouve une sensation familière aux utilisateurs de véhicule électrique : une accélération linéaire, sans à-coup de transmission.
Le système associe donc plusieurs éléments. Le moteur essence fabrique de l’électricité lorsqu’il est nécessaire. Cette énergie peut alimenter directement le moteur électrique, passer par l’électronique de puissance ou être stockée temporairement dans la batterie. Celle-ci joue un rôle de tampon : elle absorbe une partie de l’énergie récupérée au freinage et la restitue lors des phases où la demande de puissance augmente.
Comment l’énergie circule dans le Qashqai e-Power
À faible vitesse, le véhicule roule grâce à l’énergie électrique disponible. Lors d’une décélération, le moteur de traction devient générateur : il convertit une partie de l’énergie cinétique en électricité. C’est le principe du freinage régénératif. Au lieu de dissiper toute l’énergie sous forme de chaleur dans les disques et les plaquettes, le système en récupère une fraction pour recharger la batterie.
Lorsque son niveau d’énergie baisse ou que le conducteur demande davantage de puissance, le trois-cylindres essence se met en route. Il n’a pas à suivre en permanence les variations de vitesse des roues. Nissan peut donc chercher à le faire fonctionner dans une plage de régime plus favorable à son rendement. C’est le point central de la promesse e-Power : optimiser l’usage du moteur thermique, sans lui confier directement la traction dans le fonctionnement principal.
Cette architecture doit toutefois être comprise pour ce qu’elle est. Il ne s’agit pas d’une voiture électrique dotée d’une grande autonomie sur batterie. La capacité de stockage est conçue pour gérer les flux énergétiques sur des séquences courtes, pas pour assurer des dizaines de kilomètres quotidiens sans essence. Le Nissan Qashqai e-Power reste un véhicule qui consomme du carburant, avec un réservoir à remplir et des émissions à l’échappement liées à l’usage du moteur essence.
Ce choix répond à un profil précis. Il évite l’installation d’une borne à domicile, l’organisation des recharges sur les longs trajets et l’anticipation des arrêts en station. Pour un automobiliste sans place de stationnement privative, ou pour celui qui effectue fréquemment des déplacements imprévus, c’est une approche pratique. À l’inverse, une personne qui peut recharger facilement chaque nuit et parcourt surtout de courts trajets peut trouver un hybride rechargeable ou un véhicule électrique plus cohérent sur le plan énergétique.
Le système n’est donc ni une astuce marketing, ni une solution universelle. C’est une réponse intermédiaire entre l’essence conventionnelle et la voiture rechargeable. Son intérêt se mesure moins à son étiquette qu’au quotidien réel : rythme des déplacements, accès ou non à une prise, part de circulation urbaine et budget carburant. La technologie e-Power privilégie la simplicité d’usage, pas l’autonomie électrique prolongée.

Motorisation Nissan Qashqai e-Power : moteur 1.5 trois cylindres, batterie et transmission
La fiche technique disponible décrit le Qashqai e-Power comme l’association d’un moteur essence 1,5 litre à trois cylindres en ligne et d’un moteur synchrone à courant alternatif. Ce dernier est le moteur électrique de traction. Dans ce type de machine, le champ magnétique est piloté avec précision par l’électronique de puissance, ce qui permet de délivrer du couple dès les premiers tours de roue.
Cette définition semble abstraite, mais elle permet de comprendre la différence avec un SUV essence traditionnel. Dans une mécanique classique, le moteur doit produire son effort puis transmettre cette force par une boîte de vitesses. Le Qashqai e-Power place l’électrique au centre de la chaîne de traction. La sensation dépend alors surtout de la demande formulée avec la pédale d’accélérateur et de la gestion électronique entre générateur, batterie et moteur électrique.
Une batterie de petite taille, conçue pour les cycles rapides
Nissan ne positionne pas ici une batterie comparable à celle d’un modèle électrique. Son rôle est fonctionnel : absorber et restituer rapidement de l’énergie. Dans une traversée de centre-ville, chaque ralentissement alimente partiellement le stockage. Puis, au redémarrage, cette énergie aide le moteur électrique à déplacer le véhicule. Le cycle est particulièrement intéressant lorsque les phases de freinage et de relance se succèdent.
Cette stratégie explique pourquoi il ne faut pas chercher un câble de recharge sur le Qashqai e-Power. Il n’y en a pas. L’énergie est produite à bord et récupérée au fil de la conduite. Le véhicule ne donne donc pas accès aux avantages spécifiques d’une voiture branchée, comme la possibilité de rouler sur l’électricité achetée à domicile. En revanche, il n’impose aucune dépendance au réseau de bornes publiques.
Le conducteur conserve une gestuelle très simple : faire le plein d’essence, comme avec un véhicule thermique, puis rouler. L’électronique prend en charge la répartition des flux d’énergie. C’est rassurant pour un foyer qui remplace un diesel ou une essence sans vouloir modifier ses habitudes de stationnement. C’est aussi une limite pour celui qui souhaite réduire au maximum les litres consommés grâce à une recharge domestique.
Le freinage régénératif et le mode e-Pedal Step
Selon les conditions de circulation, le Qashqai e-Power peut augmenter la récupération d’énergie lorsque le conducteur relâche l’accélérateur. Cette fonction, souvent associée à l’appellation e-Pedal Step, renforce la décélération sans aller jusqu’à immobiliser systématiquement le véhicule. Elle ne remplace pas la pédale de frein dans toutes les situations, notamment pour un arrêt complet, une urgence ou une descente soutenue.
Dans l’usage, l’intérêt est double. Le conducteur peut réduire les passages répétés de l’accélérateur au frein sur une route encombrée. Le système récupère parallèlement une partie d’énergie qui serait autrement perdue. La conduite demande un léger temps d’adaptation : relâcher l’accélérateur trop tôt provoque une décélération plus marquée qu’avec une voiture essence à roue libre.
Une famille fictive, celle de Nadia et Thomas, illustre bien ce fonctionnement. Leur trajet quotidien combine 18 kilomètres de voie urbaine, deux zones à 30 km/h, un périphérique puis un parking de supermarché. Les arrêts fréquents sont pénibles avec une transmission classique, mais ils créent des occasions de régénération avec cette architecture. Le bénéfice ne tient pas à une conduite « sans carburant » : il vient d’une meilleure valorisation des ralentissements imposés par la circulation.
Les pneumatiques proposés, du 215/65 R17 au 235/45 R20 selon finition, ont aussi un effet sur le comportement et la sobriété. Une grande jante valorise la présentation et peut affermir les réactions directionnelles. Elle peut aussi accroître la résistance au roulement, le coût de remplacement et la vulnérabilité aux chocs de trottoir. La motorisation ne se juge donc pas indépendamment de la configuration choisie. Sur un hybride, la gestion de l’énergie compte, mais les roues, le relief et le style de conduite comptent aussi.
Consommation et émissions du Nissan Qashqai e-Power : que signifie la valeur de 5,3 l/100 km ?
La consommation mixte communiquée pour le Nissan Qashqai e-Power est de 5,3 l/100 km. Cette donnée constitue un repère utile, mais elle ne doit pas être lue comme une promesse de résultat fixe. Elle correspond à un cadre de mesure normalisé. Dans la documentation automobile européenne, le cycle WLTP, pour Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure, sert à comparer les véhicules sur une base commune. Il ne reproduit pas chaque trajet réel, chaque température ni chaque façon d’accélérer.
Pour convertir ce chiffre en budget, un exemple simple suffit. Sur 15 000 kilomètres annuels, une consommation de 5,3 l/100 km représente théoriquement 795 litres d’essence par an. Avec un litre affiché à 1,90 €, cela correspond à environ 1 511 € de carburant. Ce calcul est une estimation : le prix à la pompe et la consommation constatée évoluent selon les régions, les saisons et les conditions de circulation.
| Hypothèse d’usage | Distance annuelle | Consommation de référence | Volume théorique | Budget à 1,90 €/litre |
|---|---|---|---|---|
| Trajets modérés | 10 000 km | 5,3 l/100 km | 530 litres | 1 007 € |
| Usage courant | 15 000 km | 5,3 l/100 km | 795 litres | 1 511 € |
| Fort kilométrage | 25 000 km | 5,3 l/100 km | 1 325 litres | 2 518 € |
Ces montants n’intègrent ni l’assurance, ni l’entretien, ni le financement, ni l’éventuelle variation du prix des carburants. Ils montrent néanmoins l’ordre de grandeur. Pour établir son budget, il est préférable de partir de ses propres kilomètres parcourus sur douze mois plutôt que d’un kilométrage théorique. Les relevés d’entretien, les tickets de carburant ou l’ordinateur de bord du véhicule actuel donnent une base plus fiable.
Ville, départementale et autoroute : trois contextes différents
Le système e-Power dispose d’un avantage naturel en circulation urbaine et périurbaine. Les relances y sont nombreuses, la vitesse reste modérée et les freinages permettent de récupérer de l’énergie. C’est aussi dans ces situations que la douceur de la traction électrique est la plus perceptible. Les bouchons ne deviennent pas agréables, mais les démarrages successifs sont moins heurtés.
Sur route départementale, le résultat dépend du relief et de la régularité. Une conduite anticipative, qui laisse le véhicule ralentir progressivement avant une intersection, favorise la récupération. À l’inverse, des accélérations brusques suivies de freinages tardifs sollicitent davantage le générateur. La bonne pratique ne consiste pas à rouler anormalement lentement : elle consiste à regarder loin et à éviter les variations inutiles.
L’autoroute est le terrain le moins favorable à la promesse d’électrification ressentie. À vitesse stabilisée, le besoin d’énergie reste élevé et les occasions de récupération sont rares. Le moteur essence doit fonctionner plus régulièrement pour alimenter la traction. La masse transportée, le vent de face, les bagages, le coffre de toit et la vitesse choisie peuvent faire varier sensiblement la consommation.
Les émissions suivent la même logique. Puisque le Qashqai e-Power brûle de l’essence, il émet du dioxyde de carbone et des polluants réglementés à l’échappement. L’hybridation peut réduire la consommation par rapport à une conduite thermique moins efficiente dans certains usages, mais elle ne transforme pas le véhicule en modèle zéro émission locale. Cette distinction est essentielle, notamment pour les automobilistes qui comparent des solutions de mobilité dans le cadre d’une zone à faibles émissions.
La valeur de 5,3 l/100 km doit donc servir de point de départ, pas de verdict. Avant achat, un essai représentatif, incluant votre trajet habituel et une portion rapide, apportera plus d’informations qu’un chiffre isolé. Un hybride sobre est d’abord un hybride dont l’usage correspond à son architecture.
Performance, confort de conduite et comportement du Nissan Qashqai hybride e-Power
La notion de performance ne se limite pas au chronomètre du 0 à 100 km/h. La fiche technique fournie ne précise pas cette valeur d’accélération. Pour choisir un SUV familial, les reprises, la progressivité et la facilité à s’insérer dans le trafic ont souvent davantage d’importance que le chiffre d’un départ arrêté. Avec l’e-Power, le moteur électrique répond immédiatement à la sollicitation de l’accélérateur.
Cette disponibilité du couple constitue l’un des points distinctifs du Qashqai. Lorsqu’un conducteur quitte un cédez-le-passage, dépasse un cycliste sur une route dégagée ou rejoint une voie rapide, la réponse n’est pas conditionnée par une descente de rapport perceptible. La commande est plus directe. Cela peut donner l’impression que le véhicule est plus vif qu’un SUV essence de puissance comparable, même si les données d’accélération ne suffisent pas à établir une comparaison complète.
Une sensation de conduite électrique, avec une nuance sonore
À faible allure, la conduite peut être particulièrement feutrée lorsque l’énergie stockée suffit à alimenter le moteur de traction. Lors des accélérations soutenues ou d’une montée prolongée, le moteur essence entre en action pour produire l’électricité nécessaire. Son régime peut alors augmenter sans que la vitesse du véhicule progresse dans une proportion identique. C’est une conséquence logique d’un système où le thermique agit comme générateur.
Ce comportement pourra surprendre un conducteur habitué à associer directement le son du moteur à la vitesse. Il ne s’agit pas nécessairement d’un manque de puissance ; c’est la signature acoustique de cette technologie. Lors d’un essai, il faut donc tester une rampe d’accès autoroutière, une côte et une relance franche. Ce sont les situations qui permettent de juger si le niveau sonore convient à vos attentes.
Le Qashqai conserve le format d’un SUV compact, pensé pour combiner position de conduite surélevée et gabarit encore adapté à la ville. Les dimensions exactes, le volume de coffre et le poids total autorisé en charge doivent être vérifiés selon la version retenue, car les équipements, les jantes et les options peuvent faire évoluer les données. Pour une famille, l’essai doit inclure la mise en place d’un siège enfant, le chargement d’une poussette et la vérification de la visibilité arrière.
Équipements de sécurité : vérifier le contenu de la finition choisie
La sécurité ne se résume pas aux airbags ou à la rigidité de la carrosserie. Sur un véhicule récent, elle repose aussi sur les aides à la conduite : freinage automatique d’urgence, surveillance des angles morts, lecture de signalisation, aide au maintien dans la voie, régulateur de vitesse ou caméra de recul. Leur présence et leur niveau de sophistication dépendent souvent de la finition, des packs et du millésime.
Il est utile de distinguer deux usages. Une aide active peut prévenir ou réduire les conséquences d’une erreur, par exemple en alertant sur un risque de collision. Une assistance de confort peut réduire la fatigue sur un trajet répétitif. Dans tous les cas, le conducteur reste responsable de la trajectoire et de l’environnement. Les capteurs n’annulent ni les angles morts physiques ni les limites de visibilité sous une pluie dense, dans le brouillard ou face à un soleil bas.
Reprenons le cas de Nadia et Thomas. Pour leurs déplacements scolaires et leurs week-ends en famille, le point déterminant n’est pas de savoir si le SUV procure une sensation sportive. Il est de vérifier qu’il reste serein dans un créneau étroit, qu’il relance sans délai sur le boulevard périphérique et que les aides ne se montrent pas intrusives. Un essai de trente minutes autour de la concession ne suffit pas toujours : le parcours doit inclure les contraintes qui vous fatiguent réellement.
Le Qashqai e-Power se distingue donc moins par une fiche de sensations spectaculaires que par une cohérence de conduite. Son atout concret est d’associer la réponse immédiate d’un moteur électrique à la liberté logistique d’un plein d’essence.
Prix du Nissan Qashqai e-Power, coût d’usage et profil d’acheteur pertinent
La fiche disponible au 14 janvier 2026 indique un prix de départ de 39 600 € TTC hors malus ou bonus éventuels. Ce montant doit être traité comme un seuil d’accès à la gamme e-Power, non comme le prix final automatique. Les options, les jantes, les packs technologiques, les frais de mise à la route et les conditions de financement peuvent modifier sensiblement le total figurant sur le bon de commande.
Avant de comparer ce tarif à celui d’un SUV essence, hybride classique, hybride rechargeable ou électrique, il faut comparer les usages. Un prix d’achat seul ne donne pas le coût complet. Il faut intégrer le carburant, l’entretien prévu, les pneumatiques, l’assurance, la valeur de revente présumée et le financement éventuel. Une mensualité basse en location ne dit rien, à elle seule, sur le coût total si l’apport, la durée, le kilométrage contractualisé et les frais de restitution ne sont pas placés sur la même ligne de calcul.
Pour quels trajets le Qashqai e-Power est-il cohérent ?
Cette motorisation peut convenir à un conducteur qui circule souvent en ville ou en périphérie, réalise des trajets mixtes et ne dispose pas d’une recharge simple à domicile ou au travail. Elle répond aussi à la situation d’un foyer qui veut réduire les à-coups d’une mécanique conventionnelle, sans planifier les pauses de recharge durant les vacances.
Elle est moins évidente pour un automobiliste qui effectue presque exclusivement de longues étapes autoroutières à vitesse élevée. Dans ce cas, l’avantage de la régénération est limité et le moteur essence travaille davantage. Elle n’est pas non plus la réponse la plus sobre pour une personne disposant d’une prise fiable, roulant peu chaque jour et capable de recharger une voiture électrique ou un hybride rechargeable à bas coût.
- Relevez votre kilométrage annuel réel sur les douze derniers mois, sans arrondir systématiquement à 15 000 km.
- Répartissez vos trajets entre ville, routes secondaires et autoroute : c’est plus utile que de compter uniquement les kilomètres.
- Calculez votre budget carburant avec plusieurs hypothèses de prix du litre, afin d’éviter une décision fondée sur un seul tarif à la pompe.
- Comparez les jantes et pneumatiques, car leur dimension influe sur le confort, l’efficience et le prix des remplacements.
- Demandez le détail des aides de sécurité incluses dans la finition choisie, plutôt que de vous fier aux illustrations du catalogue.
Cas pratique : un foyer sans borne de recharge
Imaginons un foyer vivant en appartement à Rennes, avec une place en sous-sol non équipée et une copropriété qui n’a pas encore voté de projet de recharge. Le véhicule parcourt 14 000 km par an : école, travail, courses, visites familiales et deux grands trajets estivaux. Une électrique serait techniquement possible avec des bornes publiques, mais imposerait une organisation régulière autour des sessions de charge.
Dans ce contexte, le Nissan Qashqai e-Power peut représenter un compromis rationnel. Il simplifie les mouvements quotidiens grâce à l’électrique en traction, sans transformer chaque déplacement en question d’infrastructure. Le foyer doit néanmoins accepter un poste essence durable et vérifier que la consommation observée sur ses voies rapides reste compatible avec son budget.
À l’inverse, pour une maison disposant d’un stationnement privé et d’une recharge nocturne, le calcul mérite d’être élargi. Une voiture électrique peut acheter son énergie à domicile, souvent à un coût inférieur au carburant par kilomètre selon le contrat et les horaires. Le Qashqai e-Power ne permet pas ce basculement, puisqu’il ne se branche pas. Il offre une autre forme de simplicité : aucune recharge à programmer, aucune borne à chercher.
Le choix ne dépend donc pas d’une opposition entre « bonne » et « mauvaise » technologie. Il repose sur une question très concrète : quelle contrainte voulez-vous éviter, le passage à la pompe ou la gestion de la recharge ? Le Qashqai e-Power est pertinent pour qui privilégie la conduite électrifiée sans modifier son infrastructure domestique.
Fiabilité d’usage, entretien et points à contrôler avant de choisir un Nissan Qashqai e-Power
Un véhicule hybride comme le Nissan Qashqai e-Power combine un moteur essence, une batterie, un moteur électrique, des convertisseurs et un système de gestion électronique. Cette sophistication ne doit pas être source d’inquiétude automatique, mais elle impose une lecture attentive de la garantie, du plan d’entretien et des exclusions éventuelles. Le bon réflexe consiste à demander les documents contractuels correspondant précisément au véhicule vendu, à sa date de première immatriculation et à sa finition.
Le moteur thermique reste présent : vidange, filtres, bougies selon les préconisations et contrôles périodiques ne disparaissent pas. Le freinage régénératif peut limiter la sollicitation des plaquettes dans certains parcours, mais les disques et plaquettes doivent être surveillés. Une voiture utilisée fréquemment en ville ou peu roulante peut connaître une corrosion superficielle des disques ; c’est un point banal, mais à ne pas négliger lors des révisions.
Les vérifications utiles pendant un essai et à la livraison
Un essai sérieux commence par un départ à froid. Il permet d’observer la mise en route, le niveau sonore et les transitions entre les phases de fonctionnement. Ensuite, il faut varier les sollicitations : circulation lente, freinage progressif, accélération plus franche, chaussée dégradée et voie rapide. Le but n’est pas de pousser le véhicule sans raison, mais d’identifier si ses réactions correspondent à votre conduite habituelle.
Surveillez aussi l’ergonomie. Les commandes de récupération doivent rester faciles à utiliser. Les informations de consommation et de flux d’énergie doivent être lisibles sans détourner longuement les yeux de la route. Les systèmes d’alerte de sécurité doivent être configurables dans le respect des réglages autorisés, car une alerte utile mais trop intrusive finit souvent par être désactivée.
Pour un véhicule d’occasion, l’historique d’entretien, les campagnes de rappel réalisées, l’état des pneumatiques et l’absence de message d’alerte sont prioritaires. Une inspection par un professionnel indépendant peut compléter l’examen, surtout si l’achat se fait hors réseau constructeur. Il ne s’agit pas de suspecter systématiquement le modèle, mais de traiter un achat de plusieurs dizaines de milliers d’euros avec méthode.
Comparer sans se laisser guider par une seule promesse
Le Qashqai e-Power peut être comparé à trois familles distinctes. Face à un SUV essence traditionnel, il mise sur l’agrément électrique et la récupération d’énergie. Face à un hybride classique, il propose une architecture différente où l’électrique assure la traction. Face à une électrique, il renonce à la recharge mais conserve le carburant et les émissions à l’échappement.
La comparaison doit utiliser des critères reproductibles : prix réellement payé, consommation sur votre itinéraire, volume de coffre vérifié, coût des pneus, confort sonore à 110 ou 130 km/h, garanties et équipements de sécurité inclus. Les slogans sur la « conduite électrique » ne remplacent pas ces éléments. Un modèle peut être parfaitement adapté à un foyer et peu pertinent pour son voisin, malgré un kilométrage annuel proche.
Il est enfin utile de consulter la documentation commerciale la plus récente avant signature. Les tarifs, les versions, les équipements de série et les règles fiscales évoluent. Les éventuels dispositifs publics dépendent de la réglementation en vigueur et de votre situation ; ils doivent être vérifiés sur les sites officiels concernés avant toute décision. Un média peut fournir des repères, mais ne remplace ni l’administration ni un conseil personnalisé.
Le Qashqai e-Power demande donc une décision pragmatique. Il ne faut ni le confondre avec un véhicule électrique rechargeable, ni l’écarter parce que son moteur essence existe toujours. La bonne évaluation repose sur l’essai, le coût d’usage et l’adéquation entre votre quotidien et cette technologie hybride particulière.
Le Nissan Qashqai e-Power doit-il être branché ?
Non. Le Qashqai e-Power ne possède pas de recharge externe à effectuer. Sa batterie est alimentée en roulant par le moteur essence utilisé comme générateur et par la récupération d’énergie au freinage.
Le Nissan Qashqai e-Power est-il une voiture électrique ?
Il roule grâce à un moteur électrique qui entraîne les roues, mais il n’est pas un véhicule électrique à batterie rechargeable. Son énergie provient principalement de l’essence convertie en électricité à bord.
Quelle consommation est annoncée pour le Nissan Qashqai hybride e-Power ?
La fiche technique disponible indique une consommation mixte de 5,3 l/100 km. Cette valeur de référence varie dans la pratique selon la vitesse, la météo, le relief, le chargement, les jantes et la part d’autoroute.
Quel est le prix de départ du Nissan Qashqai e-Power ?
Le prix indicatif communiqué démarre à 39 600 € TTC hors malus ou bonus éventuels, selon les données mises à jour le 14 janvier 2026. Le prix final dépend notamment de la finition, des options et du mode de financement.
À quel conducteur le Qashqai e-Power convient-il le mieux ?
Il convient surtout à un conducteur qui veut une conduite souple de type électrique, effectue beaucoup de trajets urbains ou mixtes, mais ne souhaite pas ou ne peut pas recharger régulièrement à domicile, au travail ou sur borne publique.